Caréco partage la majeure partie de son activité entre réemploi et recyclage. 3 000 véhicules passent sur le site brestois par an.

« Le monde la casse automobile a toujours eu cette image des films en noir et blanc, où les mecs avaient le pistolet à la ceinture. confie aujourd’huiPhilippe Renaud, directeur général du réseau Caréco France. L’idée de Caréco à l’origine était de sortir de cette image un peu sordide, où on va se faire couper la gorge dans une casse. On met donc régulièrement en oeuvre des actions. La journée de réemploi veut ainsi faire découvrir un autre visage aux jeunes. »

Et l’homme n’est pas peu fier de présenter la troisième journée nationale du réemploi, organisée il y a peu, durant laquelle des lycéens sont invités dans les centres de dépollution, comme celui situé dans la zone de Lavallot à Guipavas près de Brest. « Au total, ils seront environ 1 000 scolaires dans nos 60 centres en France. À chaque, fois ça marche très bien. »
Écologie et économie

Le but est de faire découvrir les deux axes de l’activité, comme l’explique Philippe Renaud : « Tout d’abord le réemploi : on remet la pièce dans le circuit pour le même usage, comme un démarreur prélevé sur une voiture par exemple. Et puis il y a le recyclage. On n’utilise pas la pièce pour le même usage, mais on utilise la matière de la pièce. Une portière trop abîmée est envoyée à la ferraille et elle redevient de l’acier. »

Philippe Mescam, directeur du site Caréco Hyper Auto à Brest, souligne que « le recyclage du plastique, de la ferraille, peut servir à autre chose. Par exemple à faire une machine à laver. »

Dans le centre, les véhicules passent les phases de dépollution et de démolition dans différents ateliers.« Quand on démolit une maison, on donne un coup de pelleteuse, et il n’y a plus rien. La filière automobile s’est très bien organisée depuis longtemps, et les constructeurs sont obligés de créer des voitures qui puissent être démantelées. Une voiture est recyclée à 95 % en pièces ou en matière. C’est un métier qui est vraiment au coeur de l’écologie » souligne Philippe Renaud.

« Et comme de surcroît on vend les pièces au moins 50 % moins cher que les neuves, tout le monde s’y retrouve. L’écologie et l’économie sont nos deux piliers », complète Philippe Mescam, qui précise encore : « Ici nous traitons 3 000 véhicules à l’année. Ils proviennent pour la plupart de compagnies d’assurances, de garages ou de particuliers qui se débarrassent de voitures en fin de vie. » Les carcasses non utilisables sont, elles, envoyées chez Guyot Environnement pour être broyées.

Le site brestois Caréco Hyper Auto, ouvert depuis 1982, emploie une cinquantaine de personnes, entre les ateliers de dépollution, de démolition, de réparation, mais aussi la vente de 1 300 véhicules d’occasion par an, de pièces neuves et d’occasion.

Source : Yannick Le Coquil. / Ouest France

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